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Le Voldemort de 2026 : travailler les “Jeux” sans prononcer le nom 🪄

Depuis quelque temps, un sujet revient dans les salles des profs et chez les créateurs de ressources : les droits d’auteur et marques de commerce liés aux Jeux Olympiques.Un mot dans un titre, un symbole trop reconnaissable, une fiche “thématique”… et l’impression de marcher sur un fil tendu au-dessus d’un chaudron juridique.


L’objectif ici : comprendre le risque et surtout garder la magie pédagogique, sans s’exposer inutilement.


Pourquoi c’est si “sensible”?


Les Jeux Olympiques ne sont pas seulement un événement sportif. C’est aussi un ensemble de propriétés protégées(marques, identité visuelle, éléments officiels).


Ce qui est généralement concerné :

  • des termes comme “Jeux Olympiques”, “Olympique”, “Olympiade”

  • les anneaux, la torche, les logos, les mascottes, les visuels et codes graphiques officiels

  • toute œuvre/identité directement liée aux Jeux


En pratique, reproduire, adapter ou intégrer ces éléments dans des documents (PDF, cahiers, affiches, produits numériques) peut être problématique sans autorisation.


Le piège classique : “Mais c’est pour l’école…”


Même quand l’intention est éducative, le risque augmente dès que le contenu devient :

  • téléchargeable (PDF, fichier numérique, bundle, etc.)

  • diffusé largement (site, boutique, plateforme)

  • lié à la vente ou à une activité commerciale (même indirecte : visibilité, promotion de boutique, etc.)


C’est souvent là que ça bascule vers ce qu’on appelle un usage commercial (avantage direct ou indirect).


Plateformes et écoles : des rappels circulent aussi


Ce n’est pas seulement une discussion entre créateurs. Des rappels ont aussi circulé du côté de certaines plateformes de vente de ressources auprès des vendeurs, pour rappeler que les éléments officiels liés aux Jeux sont protégés et que certains usages peuvent mener à des actions comme le retrait d’un produit ou d’autres mesures selon les politiques et les signalements.


Plusieurs centres de services scolaires (CSS) ont aussi transmis des avis indiquant que la diffusion des cérémonies et des compétitions liées aux Jeux Olympiques n’est pas autorisée à l’école, notamment en raison des droits de diffusion et des droits d’auteur. Concrètement, cela signifie que même si le contenu est accessible sur des chaînes ou plateformes grand public, la projection en classe peut être restreinte selon les licences. Si ton CSS a émis une consigne, c’est cette directive locale qui fait foi : mieux vaut la conserver et s’y référer pour éviter tout problème.


La solution : travailler le thème… sans invoquer Voldemort


Bonne nouvelle : tu peux bâtir un projet ultra motivant en gardant le concept, sans utiliser la marque.


Des formulations “safe” qui gardent l’esprit


  • Les grands jeux internationaux

  • Le tournoi des nations

  • La semaine des sports d’été / d’hiver

  • Défi multi-sports

  • Mini-jeux de la classe / de l’école

  • Festival sportif mondial


Tu évoques l’idée, pas l’identité officielle.


Visuels : crée ton univers à toi


  • pictogrammes génériques de sports (non officiels)

  • podium neutre, médailles “maison”, chronomètres, sifflets, équipements

  • mascotte inventée, couleurs originales, design unique

  • drapeaux/cartes (en respectant les usages libres)



Les bénéfices de travailler les Jeux… sans prononcer le nom


Paradoxalement, enlever l’étiquette officielle peut devenir un vrai levier pédagogique.


1) Culture générale durable : On dépasse l’événement précis : compétitions internationales, valeurs, diversité des disciplines, rôle des médias, pression de performance, éthique sportive… Des apprentissages transférables.


2) Compétences avant tout:Les “grands jeux” sont un prétexte en or pour travailler du solide :

  • Maths : tableaux de résultats, statistiques, graphiques, comparaisons, décimaux

  • Français : reportage, entrevue, texte descriptif, opinion, vocabulaire

  • Géo : pays, cartes, capitales, fuseaux horaires

  • Sciences : muscles, énergie, hydratation, récupération, blessures

  • Compétences sociales : esprit sportif, coopération, gestion de la défaite


3) Moins de stress, plus de réutilisationUne ressource “inspirée” est plus facile à réutiliser, adapter, publier, vendre ou partager, sans craindre un retrait.


4) Plus d’appropriation par les élèves : Les élèves inventent leurs pays, règles, mascottes, valeurs, cérémonies. Ça devient leur événement.


5) Une identité de classe unique : Tu peux créer “Les Jeux de la classe” ou “Le Défi des nations” avec ton propre univers visuel. Résultat : c’est plus authentique et souvent plus motivant.


Bonne lecture


Escobar Emilie


 
 
 

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